Winnie Byanyima
Première ingénieure aéronautique ougandaise, elle retourne un poste onusien contre ceux qui le financent.
L'ascension
Née le 13 janvier 1959 à Mbarara, fille d'un président du Parti démocrate, elle étudie l'ingénierie aéronautique à Manchester — première Ougandaise à le faire —, obtient un master à Cranfield et travaille comme ingénieure de vol pour Uganda Airlines avant de rejoindre la guérilla de la NRA contre Obote.
Ce qu'ils ont fait
Ambassadrice en France, puis dix ans députée de Mbarara et fondatrice du Forum des femmes pour la démocratie. Elle dirige Oxfam International de 2013 à 2019, dont les rapports de Davos sur les inégalités imposent la concentration des richesses au débat politique, et l'ONUSIDA depuis 2019. En mai 2025, l'argent américain disparu, elle y annonce une coupe de 54 % du secrétariat.
Le tableau complet
Les révélations sur les abus en Haïti éclatent en février 2018, cinq ans après son arrivée à Oxfam ; l'affilié britannique renonce à concourir aux financements publics du Royaume-Uni, tombés de 21,8 millions de livres en 2017-18 à 231 000 en 2021-22. Son mari, l'opposant Kizza Besigye, est détenu pour trahison depuis novembre 2024.
Pourquoi c'est important
Elle emploie un poste international comme on ne l'emploie presque jamais : pour dire aux laboratoires pharmaceutiques et aux gouvernements occidentaux qui le financent que leurs conditions sur les médicaments sont inacceptables.
“Mon appel pressant, c'est que le lénacapavir ne devienne pas une avancée de plus qui n'atteindra ceux qui en ont le plus besoin qu'au bout d'une décennie.”