Gregorio Luperón
Deux fois il a empêché qu'on livre son pays à une puissance étrangère — la seconde fois, contre son propre président.
L'ascension
Né le 8 septembre 1839 à Puerto Plata de Nicolasa Luperón, une femme noire de condition modeste, et non reconnu par son père, il est porteur d'eau puis employé dans un dépôt de bois, se forme seul dans la bibliothèque d'un commerçant et apprend l'anglais. À dix-huit ans, il prend les armes dans le soulèvement de 1857 contre Báez.
Ce qu'ils ont fait
Après la réannexion de Saint-Domingue par l'Espagne en 1861, il devient l'un des chefs de la guerre de Restauration et mène une campagne qui rend la colonie intenable jusqu'au retrait espagnol de 1865. Il conduit l'opposition au projet de Báez d'annexer la république aux États-Unis en 1869-1871 et, président provisoire à partir d'octobre 1879, fait venir Eugenio María de Hostos, qui y fonde la première école normale laïque.
Le tableau complet
Il fut un caudillo parmi les caudillos, trente ans durant entre insurrections et exils. Il a soutenu Ulises Heureaux, qui a transformé la victoire du Parti bleu en dictature de dix-sept ans et l'a poussé hors du pays. Rentré à Puerto Plata gravement malade en décembre 1896, il meurt d'un cancer le 21 mai 1897.
Pourquoi c'est important
Les pères fondateurs dominicains sont le plus souvent revendiqués comme hispaniques ; celui qui a deux fois empêché la vente de la république à l'étranger était un enfant noir et pauvre de Puerto Plata.
“Les hommes comme moi ne doivent pas mourir couchés.”