Julia Sebutinde
Elle s'est fait un nom en nommant des officiers ougandais corrompus — puis a voté seule contre chaque mesure sur Gaza.
L'ascension
Née le 28 février 1954 à Kampala, elle étudie le droit à Makerere (1977) et à Édimbourg (1991), travaille comme avocate de l'État et rédactrice de lois, et entre à la Haute Cour d'Ouganda en 1996. Elle préside ensuite trois enquêtes — corruption policière (1999-2000), gabegie dans l'armée (2001), administration fiscale (2002) — qui nomment des officiers en poste.
Ce qu'ils ont fait
Nommée au Tribunal spécial pour la Sierra Leone en 2005, elle siège dans la chambre qui juge et condamne en 2012 Charles Taylor, deux fois comme présidente. Élue à la Cour internationale de Justice en 2011 et installée en 2012, elle est la première Africaine à y siéger ; réélue en 2020, elle devient vice-présidente le 6 février 2024 et présidente par intérim de janvier à mars 2025.
Le tableau complet
En 2024, elle s'oppose seule à chaque mesure conservatoire dans Afrique du Sud c. Israël, le jugeant « essentiellement et historiquement politique » ; l'Ouganda désavoue son vote. En août 2025, le Daily Monitor la cite disant dans une église que « le Seigneur compte sur moi pour me tenir aux côtés d'Israël » ; elle dit que ses propos étaient sociaux, non judiciaires.
Pourquoi c'est important
Première Africaine à la Cour mondiale, avec une réputation forgée chez elle par des enquêtes qui ont nommé des officiers en poste — et une aptitude à rester seule que ses admirateurs et ses critiques lisent en sens contraires.
“Dans ma respectueuse opinion dissidente, le différend entre l'État d'Israël et le peuple de Palestine est essentiellement et historiquement politique.”