Leymah Gbowee
Elle a placé des femmes chrétiennes et musulmanes en blanc entre les chefs de guerre et la sortie, et les y a maintenues.
L'ascension
Née le 1er février 1972 au centre du Liberia, elle a dix-sept ans quand la guerre de Taylor atteint Monrovia ; elle la traverse en réfugiée et en mère adolescente, puis se forme aux traumatismes et soigne les enfants soldats qui ont tué. À partir de 2002, elle organise les Libériennes au sein du réseau ouest-africain des femmes pour la paix.
Ce qu'ils ont fait
Début 2003, sept femmes et dix dollars lancent l'Action de masse des femmes du Liberia pour la paix. Par milliers, vêtues de blanc, elles s'assoient au marché aux poissons de Monrovia jusqu'à ce que Taylor accepte de négocier ; en juin, elles bloquent les pourparlers d'Accra et, accusée d'entraver la justice, Gbowee propose de se déshabiller. L'accord est signé le 18 août 2003.
Le tableau complet
Elle démissionne en septembre 2012 de la tête de l'Initiative de réconciliation du Liberia et déclare que sa colauréate Ellen Johnson Sirleaf pratique le népotisme qu'elle reproche aux autres ; trois des fils de Sirleaf occupaient des postes d'État. La rupture a coûté au mouvement des femmes son accès à la présidence ; en juin 2025, elle saluait de nouveau son bilan.
Pourquoi c'est important
Des femmes sans armes, organisées par-dessus l'église et la mosquée, ont épuisé la patience d'hommes armés qui tenaient un pays — et elle répète depuis, sans ménagement, que cette paix n'a jamais été achevée chez elle.
“Nous avons utilisé notre douleur, nos corps brisés et nos émotions meurtries pour affronter les injustices et la terreur de notre nation.”