Michael Jordan
Il a fait d'un contrat de baskets une fortune inédite pour un athlète, et n'en a rien dépensé en politique.
L'ascension
Né à Brooklyn le 17 février 1963 et élevé à Wilmington, en Caroline du Nord, il inscrit le panier victorieux de la finale NCAA 1982 et rejoint les Chicago Bulls en 1984. Cet automne-là, Nike bâtit une ligne de chaussures autour d'un débutant sans passé professionnel : Air Jordan vend pour 126 millions de dollars la première année, contre 3 millions prévus.
Ce qu'ils ont fait
Six titres avec Chicago font de lui l'athlète le plus commercialisé ; l'accord de 1997 qui érige Air Jordan en division de Nike lui laisse une redevance sur chaque paire, et la marque dépasse 7 milliards de dollars de recettes sur l'exercice 2024. En 2010, il prend le contrôle des Bobcats, premier ancien joueur à détenir une franchise NBA, et cède la part majoritaire en 2023 sur une valorisation de 3 milliards, gardant une part minoritaire.
Le tableau complet
En 1990, il refuse de soutenir Harvey Gantt, démocrate noir, face à Jesse Helms chez lui ; de la phrase sur les républicains qui achètent aussi des baskets, longtemps rapportée de seconde main, il dira en 2020 qu'elle fut lancée à la légère. Il a reconnu en justice qu'un chèque de 57 000 dollars à un dealer condamné soldait une dette de golf ; la NBA le blanchit en 1993.
Pourquoi c'est important
Aucun athlète noir n'avait jamais possédé autant de l'entreprise bâtie sur son propre nom. Ce qu'il a refusé de faire de ce pouvoir est l'autre moitié de la leçon, et chaque athlète depuis doit y répondre.
“Je ne me suis jamais vu comme un militant. Je me voyais comme un joueur de basket.”