John Nkengasong
Il a fait acheter tests et vaccins en bloc par cinquante-cinq États, puis a dirigé le programme sida américain.
L'ascension
Né à Douala, il fait ses premières études à l'université de Yaoundé, se forme à Anvers et soutient un doctorat en sciences médicales à la Vrije Universiteit Brussel, où ses travaux caractérisent pour la première fois les sous-types génétiques du VIH circulant en Afrique. Il entre à l'OMS comme chef de la virologie en 1993, puis aux CDC américains un an plus tard.
Ce qu'ils ont fait
Nommé en 2016 premier directeur d'Africa CDC, il pilote depuis Addis-Abeba la riposte africaine au Covid-19, bâtissant le partenariat pour les tests et la Plateforme africaine de fournitures médicales afin que les États membres achètent ensemble au lieu de s'enchérir. Investi le 13 juin 2022, il dirige le PEPFAR jusqu'au 20 janvier 2025. Il est aujourd'hui directeur exécutif de l'enseignement supérieur à la Mastercard Foundation.
Le tableau complet
Le « nouvel ordre de santé publique » d'Africa CDC et les 60 % de production locale visés restent lointains ; l'agence fonctionne encore largement sur des fonds extérieurs. Après son départ, le PEPFAR a été taillé : mi-2026, le département d'État n'avait versé que 640 des 1 300 millions de dollars habituellement affectés aux CDC, et le programme sud-africain s'éteignait.
Pourquoi c'est important
Le plus marquant des serviteurs publics camerounais vivants a fait ce que les institutions africaines sont censées ne pas savoir faire — acheter groupé — puis a pris le fauteuil du bailleur, juste à temps pour le voir se vider.
“Il faut toujours penser au PEPFAR et non à la personne — 26 millions de vies sauvées en vingt et un ans.”