Naguib Mahfouz
Le fonctionnaire qui fit entrer Le Caire dans la littérature mondiale, et le paya d'un coup de couteau à la gorge.
L'ascension
Né en 1911 dans la vieille ville du Caire, Mahfouz étudie la philosophie à l'université du Caire et passe des décennies comme fonctionnaire tout en écrivant de la fiction avant l'aube, publiant son premier roman en 1939.
Ce qu'ils ont fait
En soixante-dix ans de carrière, il écrit 35 romans, dont la Trilogie du Caire qui retrace trois générations d'une famille cairote, et devient en 1988 le premier écrivain de langue arabe à recevoir le prix Nobel de littérature.
Le tableau complet
Son roman de 1959 « Les Fils de la médina », jugé blasphématoire par certains religieux pour son allégorie de Dieu et des prophètes, est interdit en Égypte pendant des décennies et pousse un militant islamiste à le poignarder au cou en 1994, lui laissant des lésions nerveuses permanentes qui limitent son écriture.
Pourquoi c'est important
Mahfouz a prouvé que la fiction arabe pouvait rivaliser sur la scène mondiale, et son choix de continuer à écrire après l'attentat contre sa vie a fait de lui un symbole de résistance artistique face à la censure religieuse.
“On reconnaît un homme intelligent à ses réponses. On reconnaît un homme sage à ses questions.”