Tom Mboya
Le jeune et éblouissant architecte de l'indépendance kényane, dont l'assassinat à 38 ans priva la nation de son esprit le plus cosmopolite.
Non évalué — n'a jamais exercé le pouvoir exécutif. Notre méthode →
L'ascension
Inspecteur sanitaire luo devenu meneur syndical, Mboya devient secrétaire général de la Kenya Federation of Labour à peine âgé d'une vingtaine d'années et, les partis politiques étant interdits, fait du mouvement ouvrier le fer de lance du nationalisme africain, remportant un siège législatif en 1957.
Ce qu'ils ont fait
Il cofonde la KANU, participe aux négociations de l'indépendance et, comme ministre clé, pose les bases de l'économie mixte kényane. Sur la scène internationale, il organise les "Kennedy Airlifts" qui envoient des centaines d'Est-Africains, dont Barack Obama père, étudier aux États-Unis.
Le tableau complet
Sa ligne pro-occidentale et capitaliste et son ambition éclatante lui valent des ennemis ; son Sessional Paper No. 10 de 1965 ancre une voie de marché que beaucoup à gauche jugent une trahison du socialisme africain. Son assassinat en 1969, jamais pleinement élucidé, attise les tensions kikuyu-luo qui marquent encore la politique kényane, et le soupçon que le meurtre impliquait l'État n'a jamais été dissipé.
Pourquoi c'est important
Mboya incarne la génération de l'indépendance, talentueuse et modernisatrice, et son meurtre marque le moment où la politique du clientélisme ethnique commença à se figer sur les promesses du Kenya.
“"Nous ne voulons pas choisir entre l'Est et l'Ouest. Nous voulons qu'on nous laisse forger notre propre destin."”