Pelé
Le cireur de chaussures de Bauru qui fit croire à 200 millions de Brésiliens qu'ils étaient les meilleurs du monde.
L'ascension
Edson Arantes do Nascimento grandit pauvre à Bauru, dans l'État de São Paulo, s'entraînant avec une chaussette bourrée de journaux et cirant des chaussures pour quelques sous. Recruté par Santos à quinze ans, il est meilleur buteur du championnat à seize et, à dix-sept, marque deux fois en finale de la Coupe du monde 1958 en Suède, avant de pleurer sur l'épaule de ses coéquipiers.
Ce qu'ils ont fait
Il remporte la Coupe du monde en 1958, 1962 et 1970, seul joueur à l'avoir fait, et inscrit 77 buts en 92 sélections. Avec Santos, il soulève deux Coupes intercontinentales et revendique plus de mille buts en carrière ; son transfert au Cosmos de New York en 1975 implante le football professionnel aux États-Unis.
Le tableau complet
Figure publique prudente, Pelé refusa d'affronter ouvertement la dictature militaire ou le racisme, ce que lui reprochèrent ceux qui attendaient un Muhammad Ali. Ses affaires firent faillite, son nombre de buts est contesté, et la paternité d'une fille qu'il refusa longtemps de reconnaître fut établie par test ADN et par la justice.
Pourquoi c'est important
Il fut la première superstar sportive noire à l'échelle mondiale, la preuve pour le monde postcolonial que le génie pouvait naître dans une favela brésilienne, et l'étalon auquel toutes les icônes du football sont depuis comparées.
“Je dédie ce but aux enfants pauvres du Brésil. Nous devons prendre soin d'eux.”