Robert Sobukwe
Le brillant africaniste dont le nom devint une loi à part entière, emprisonné sous une clause écrite pour lui seul.
Non évalué — n'a jamais exercé le pouvoir exécutif. Notre méthode →
L'ascension
Universitaire et orateur doué, Sobukwe rompt avec l'ANC en 1959, lui reprochant d'être devenu trop multiracial et gradualiste, et fonde le Pan Africanist Congress sur un credo d'autonomie africaine et de gouvernement majoritaire.
Ce qu'ils ont fait
En mars 1960, il mène la campagne contre le pass qui déclenche le massacre de Sharpeville, se présentant lui-même à l'arrestation. Condamné pour incitation, il est maintenu six ans de plus à Robben Island, dans un isolement presque total, en vertu de la "clause Sobukwe", une loi reconduite chaque année et jamais appliquée à personne d'autre, faisant de lui un symbole mondial du pouvoir hors-la-loi de l'apartheid.
Le tableau complet
Son africanisme, défini comme une allégeance à l'Afrique plutôt qu'à une race, était fondé sur des principes, mais ses aspects les plus durs alimentaient un courant exclusiviste qui inquiétait certains alliés ; sa campagne de 1960, portée par les slogans, dépassa sans doute la préparation organisationnelle du PAC, contribuant au carnage de Sharpeville. Interdit et la santé brisée, il meurt marginalisé tandis que l'ANC éclipse son mouvement.
Pourquoi c'est important
Autrefois cité au même rang que Mandela, Sobukwe représente la voie non empruntée de la libération sud-africaine et le prix élevé que le régime paya pour effacer un dirigeant qu'il craignait réellement.
“"Il n'y a qu'une seule race, la race humaine."”