Tewodros II
Le guerrier-réformateur qui poussa une Éthiopie morcelée vers l'État moderne et préféra mourir plutôt que de la livrer.
L'ascension
D'origine relativement modeste, il s'impose comme chef de guerre régional pendant le Zemene Mesafint, l'Ère des Princes, écrasant les nobles rivaux les uns après les autres jusqu'à son couronnement comme empereur en 1855.
Ce qu'ils ont fait
Il réunifia les royaumes éthiopiens en guerre, tenta de bâtir une armée nationale et une noblesse fondée sur le mérite plutôt que la naissance, chercha à soumettre la puissante Église au pouvoir royal et sollicita l'aide de la Grande-Bretagne pour moderniser le pays.
Le tableau complet
Ses réformes furent dures et souvent violentes, s'aliénant l'Église et la noblesse, et son tempérament se révéla désastreux : quand Londres ignora sa lettre à la reine Victoria, il emprisonna des émissaires européens, déclenchant l'expédition de Magdala de 1868. Acculé par l'armée de Napier, il se donna la mort plutôt que d'être capturé, laissant son œuvre inachevée.
Pourquoi c'est important
On le considère largement comme le fondateur de l'Éthiopie moderne, incarnant à la fois la promesse et le péril d'une modernisation forcée venue d'en haut, et une exigence farouche de souveraineté qui résonne encore sur tout le continent.
“"Je connais la tactique des gouvernements européens quand ils veulent s'emparer d'un État oriental : d'abord ils envoient des missionnaires, puis des consuls, puis des bataillons."”